L'astuce bien-être de la semaine

LeKalarippayatt

Art martial traditionnel du Sud de l’Inde, le Kalarippayatt met en mouvement des vertus idéales pour faire face aux défis actuels, entre souplesse et endurance.

Dans des chorégraphie complexe se mêlent des mouvements gracieux se pratiquant à mains nus ou avec diverses armes spécifiques. Cet art ancestral serait à l’origine des arts martiaux. Il offre un entraînement du corps et de l’esprit liés par le fil subtil de l’énergie.

Les Gurukkal, maîtres qui enseignent cette discipline, sont considérés à la fois comme guerriers et médecins, car ils sont censés maitriser les techniques de défenses autant que celles qui soignent.

Bien plus qu’un art martial, le Kalarippayatt est un art de vivre. Durant des siècles, les centres dans lequel il est enseigné, les Kalaris, ont participé à l’éducation des populations.

Depuis une dizaine d’année, cette pratique débarquent peu à peu en Europe. Cet art exigeant persévérance et endurance se révèlent être un faire face au stress et aux défis de tous les jours.

Très dynamique et esthétique, il se caractérise par des mouvement circulaire, fluides inspirés de l’énergie des animaux.

On compte, dans la pratique du kalarippayatt, quatre niveaux :

– meythari : la pratique d’exercices pour maîtriser l’équilibre tant au niveau du sol que durant les sauts, la concentration durant le combat, le développement de la souplesse et de la force.

– kolthari : la pratique des armes en bois qui sont de plus en plus courtes à mesure des progrès de l’élève. Le Kettukari ou Vaddi (bâton à 5 pieds de longueur), le Muchan (bâton à 2 pieds de longueur dont l’épaisseur d’une extrémité est d’environ 3 cm de diamètre et de l’autre d’environ 1,5 cm de diamètre), le Otta (bâton incurvé d’une longueur de moins de60 cm. Cette étape est considérée comme la grammaire du kalaripayatt. Cette arme est la plus dangereuse et prestigieuse du kalaripayatt car les points d’attaques sont uniquement les points vitaux de l’adversaire

– ankathari : la pratique en utilisant des armes en métal, tout d’abord en luttant contre la même arme, puis contre une arme différente. On commence par le daga ou Kadari(poignard curvé par détail à deux tranchants), le Vaal-Keddayam (épée à deux tranchants et bouclier), le Khathi (poignard), le Ouroumi (épée flexible à deux tranchants), arme extrêmement dangereuse, pouvant même être fatale au pratiquant dans un instant d’inattention, et enfin la lance à deux tranchants.

– verumkai : la pratique de l’auto-défense à mains nues, la connaissance des points vitaux et aussi des petites armes contre les grandes.

Les pratiquants plus anciens connaissent donc un ensemble de points vitaux qu’il peut utiliser pour nuire à son adversaire mais aussi pour soigner.

Un véritable art de vivre, un lifestyle!