event de la semaine

Scolaripasselegrandoral

Mais qui sont donc les responsables de cette déroute monumentale du Brésil face à l’Allemagne? Les joueurs, le staff, l’entraîneur? Il est évident que cette humiliation relève un peu de tout le monde mais il est bien connu que la personne qui saute dans le football est toujours la même: l’entraîneur. Dans le cas d’une équipe nationale, c’est donc le sélectionneur qui devra être donc crucifié en place publique. Son nom Luis Felipe Scolari!

Encore choqué par ce revers historique et douloureux, « Felipao » s’est tout de même présenté en conférence de presse pour revenir sur les raisons de la débâcle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le sélectionneur auriverde a assumé ses responsabilités. « Je demande pardon pour le résultat négatif, pardon pour ne pas être arrivé en finale. (…) Qui est le responsable ? C’est moi. La responsabilité de ce résultat catastrophique peut être divisée entre tous les joueurs et les membres du staff. Mais les choix tactiques, la manière de jouer, c’est moi. C’est moi le responsable. (…) Nous perdons ensemble, mais les choix ont été les miens » , a-t-il lâché, tentant ensuite d’analyser à chaud les raisons de cette terrible contre-performance. 

Seul face à la presse, Scolari est donc resté droit, pendant vingt minutes, stoïque devant des journalistes brésiliens abasourdis et en quête d’une explication. Stoïque mais secoué : « C’est le pire jour de ma vie, mais il faut l’accepter, je le savais en prenant le poste. » Il ne pouvait pas imaginer une telle catastrophe industrielle, malgré toute son expérience et sa faconde. A vrai dire, si personne ne se faisait d’illusions sur le niveau du Brésil, il y avait un peu moins de monde pour prophétiser un tel scénario.

Il avait gagné avec classe, en 2002, il sort sur une humiliation mais conserve sa dignité, douze ans plus tard. Chapeau bas Monsieur Scolari!