Dossier

Cessportifsvictimesdudopage

Si récemment des observateurs avançaient que les paris étaient la véritable plaie du sport, du côté d’E-TV Sport, on ne peut pas être d’accord. En effet, pour nous, rien n’est plus à éradiquer que le dopage dans cet univers où le résultat et l’argent qu’il génère sont bien souvent la priorité. Et plus que le fait que ces sportifs sans scrupules nous mentent à chaque fois qu’ils réalisent une performance, c’est bien le fait que ceux-ci jouent avec leur vie quand ils se dopent, qui a de quoi révolter. Ainsi, on a appris que l’insuffisance rénale dont souffrait Jonah Lomu pourrait avoir été aggravée par la prise de créatine, alors même que la maladie avait déjà été diagnostiquée à l’ancienne star des All Blacks. Avec cette information révélée par Joel Vidiri, ancien coéquipier de Lomu chez les Blacks, E-TV Sport a décidé de revenir sur les sportifs qui ont perdu la vie plus vite que prévu à cause de ce satané dopage!

Joost Van der Westhuizen (Rugby)

En juillet 2011, les médecins ont diagnostiqué au champion du monde de rugby avec l'Afrique du Sud (1995) la maladie de Charcot, une affection neurodégénérative incurable provoquant une paralysie progressive, les difficultés respiratoires et d'élocution aboutissant généralement à la mort dans les 2 à 5 ans après le diagnostic. Si à l'heure actuelle, l'ex-joueur des Spingbocks n'est pas décédé, il ne lui resterait que peu de temps à vivre.

Johannes Draaijer (Cyclisme)

Après son décès par arrêt cardiaque à l'âge de 26 ans (7 coureurs néerlandais décédèrent pour les mêmes causes en 1990), une enquête fut menée, mais les autopsies ne révélèrent rien, bien que sa veuve affirmait que Johannes prenait de l'EPO. Très prisée des sportifs parce qu'elle permet d'améliorer le transport de l'oxygène vers les muscles et donc les capacités d'endurance, elle majore les risques d'accidents cardio-vasculaires en rendant le sang plus épais. Dans un article du New England Journal of Medecine, le docteur Allan J. Ersley expliquait, dès 1991, que la prise d'EPO par les athlètes pouvait être "responsable de thromboses mortelles".

Marco Pantani (Cyclisme)

S'il est clair que le "Pirate" est mort d'une overdose de cocaïne, on ne peut pas nier que le dopage ait fait lui aussi son oeuvre.

Florence Griffith-Joyner (Athlétisme)

En 1998, la sprinteuse américaine Florence Griffith-Joyner décède à 38 ans d'une attaque cérébrale durant son sommeil. L'autopsie, comme très souvent dans les cas de mort subite, ne permet pas de faire le lien avec une éventuelle consommation de produits dopants. Cependant, les performances hors normes de "Flo-Jo", détentrice depuis 1988 de deux records du monde inaccessibles (10 s 49 sur 100 m et 21 s 34 sur 200 m), et sa transformation morphologique avaient alimenté les soupçons sur une préparation à base de stéroïdes anabolisants. Or leur administration favorise le risque d'attaque cardiaque ou cérébrale en augmentant le taux de cholestérol.

Bert Oosterbosch (Cyclisme)

Il meurt à l'âge de 32 ans d'un arrêt cardiaque lors du critérium de Bladel. Son décès et celui de plusieurs autres coureurs néerlandais, dans des circonstances similaires et à la même époque, ont motivé l'ouverture d'une enquête par l'Union royale néerlandaise de cyclisme sur les pratiques dopantes chez les coureurs professionnels néerlandais, l'utilisation d'EPO étant soupçonnée d'être à l'origine de la série de décès.

Richard Chelimo (Athlétisme)

En 2001,l''ancien recordman du monde du 10 000 m, Richard Chelimo, meurt à 29 ans d'un cancer du cerveau. "Dans les années à venir, beaucoup d'athlètes vont mourir à cause du dopage, réagit le double champion olympique marocain, Hicham El Guerrouj.

Tom Simpson (Cyclisme)

Le 13 juillet 1967, le Britannique Tom Simpson s'écroule sur les pentes du mont Ventoux, à 36 ans, en pleine étape du Tour de France, terrassé sous l'effet combiné de l'abus d'amphétamines et de la forte chaleur.