Critique de la semaine

QuandunjeuvidéovaservirauxrecruteursdePremierLeague

Pour ceux qui suivent le football et qui n’auraient jamais entendu parlé de football Manager, alors vous pouvez quitter tout de suite…non on rigole! Pour rappel, le jeu vidéo Football Manager est la référence en matière de simulation de management footballistique. Créée en 1992, cette licence pourrait bien passer un pas dans son histoire avec cette nouvelle assez incroyable: Servant d’inspiration depuis de nombreuses années à de nombreux entraîneurs, le jeu va désormais être officiellement utilisé par les clubs de Premier League. 

Editeur du jeu, Sports Interactive est sur le point de passer un accord avec Prozone, dont l’outil de recrutement permet déjà aux équipes qui le souhaitent de se renseigner sur leurs potentielles recrues. « Maintenant, c’est officiel. Les vrais managers à travers le monde vont pouvoir trouver et comparer des joueurs en utilisant des données et un système de recherche qui va être très familier pour les utilisateurs de Football Manager », se réjouit Miles Jacobson, qui dirige Sports Interactive, dans les colonnes du Mirror.

Concrètement, la base de données qui sera mis à disposition contient, sur chacun des 550 000 joueurs ou entraîneurs référencés par 1300 scouts sur les six continents, 250 types d’informations différentes, avec la biographie, le positionnement et la situation contractuelle. Une nouvelle consécration pour un jeu vidéo qui avait notamment permis à un illustre inconnu, Vugar Huseynzade, de devenir directeur sportif du FC Bakou jusqu’en janvier dernier…

Imaginez qu’un club casse sa tirelire pour un illustre buteur slovaque et que son recrutement s’avère être un bide ! Il faut donc manier avec sang froid les données du jeu…Football Manager est davantage un complément. L’état d’esprit du joueur, ses blessures ou encore son adaptation dans le pays où il joue sont autant de paramètres qui valideront son potentiel aperçu. Interrogé par France-Soir en 2011, Bernard Genghini, responsable du recrutement au FC Sochaux, trouve la solution « intéressante ». Même s’il se dit trop âgé pour se plonger dans une simulation de management de football, l’ancien international, 52 ans, considère qu’il peut s’agir d’un bon outil de complément. « Les qualités principales d’un recruteur sont sa curiosité et son ouverture d’esprit. Il doit se servir de tous les éléments en sa possession pour observer un joueur. La priorité, toutefois, consiste à superviser le joueur en question. »