Critique de la semaine

Découvrezlelivre:« MichaelJordan,TheLife »

Le weekend dernier a été troublé dans la capitale française avec le passage de « His Airness », à savoir Michael Jordan. En effet, afin de fêter les 30 ans d’existence de sa marque « Jordan Brand », le célèbre numéro 23 des Chicago Bulls a fait une halte à Paris. Cette anniversaire a donné lieu à une exposition au Palais de Tokyo dans le XVI arrondissement de la capitale mais également à l’édition en français de la biographie fleuve de Roland Lazenby « Michael Jordan, The Life » par les éditions Talent Sport.

Tout a été dit et écrit sur le plus grand basketteur de tous les temps. Selon Roland Lazenby, journaliste spécialisé en basket américain, on a consacré tellement de livres au numéro 23 légendaire des Chicago Bulls que celui-ci représente un genre à lui tout seul. Alors, pourquoi un nouvel ouvrage ? Pour révéler la véritable personnalité de Michael Jordan. Une personnalité complexe, presque bipolaire. Compétiteur-né obsédé par la victoire, le natif de Brooklyn pouvait se montrer aussi impitoyable avec ses coéquipiers et ses entraîneurs qu’il l’était avec ses adversaires.

Synopsis:

« Michael Jordan : The Life » est la biographie définitive d’un athlète qui possédait tout : le sens du spectacle, la maîtrise des airs et une technique parfaite. Rarement un sportif aura autant fait pour la popularité de sa discipline à l’échelle mondiale. Roland Lazenby retrace toutes les étapes de cette ascension fulgurante et étourdissante, en n’omettant aucun détail. L’enfance de Michael, son passage à l’université de North Carolina, son arrivée chez les Chicago Bulls, sa domination écrasante sur la Ligue nord-américaine, la « Dream Team » des Jeux Olympiques de Barcelone, son business, les affaires extrasportives…

Une figure dont l’image a largement dépassé le cadre du sport. Le logo du « jumpman » appartient désormais à la culture populaire. Michael Jordan a signé des actions tellement fabuleuses qu’elles ont laissé un surnom dans les livres d’histoire. Plongez dans l’histoire la plus fascinante du sport moderne. Vous saurez tout de Michael Jeffrey Jordan. L’acteur. L’icône. Et surtout l’homme.

Roland Lazenby a consacré presque trente ans de sa vie à couvrir la carrière de Michael Jordan, de l’université à la NBA. Il a été le témoin de la transformation d’un bizut maigrelet en un athlète de légende!

Afin de vous donner envie de vous procurer cette biographie ultra-complète, voici quelques extraits:

– Jordan préfère Adidas !

« Michael était un vrai chieur, ajouta Vaccaro. D’abord, il ne calculait pas l’argent. Deuxio, c’était encore un gamin tout droit sorti de Caroline du Nord. Un contrat pour des chaussures ne voulait rien dire dans les années 1980. Donc, ça le laissait complètement indifférent. Il ne voulait pas venir chez nous. Il voulait signer chez Adidas. Dans les années 1980, Adidas avait les plus beaux survêts.  »
Jordan posa la question de l’argent et Vaccaro lui répondit de ne pas s’inquiéter pour ça. Si le deal se concluait, Michael serait millionnaire. L’intérêt principal de Jordan restait la voiture. Vaccaro a fini par comprendre que si c’était une voiture qui allait faire venir Jordan, alors il devait lui en fournir une. « Nous te trouverons une voiture « , lui promit-il. Jordan sourit mais cela ne rassura pas pour autant Vaccaro.

– MJ n’aime pas le rouge, couleur du diable

Jordan resta assis, inexpressif, pendant la présentation, comme s’il n’en avait rien à faire. Il n’avait pas voulu être là et était déterminé à ne pas se laisser impressionner. Il regarda les baskets noires et rouges et eut ce commentaire : « le rouge (était) la couleur du diable ». Vraiment dommage, ajouta-t-il, qu’il ne soit plus à North Carolina. Sinon, ces baskets auraient pu être recouvertes de bleu ciel.
Malgré l’attitude de Michael, Vaccaro ne pouvait quitter Deloris des yeux. Il regardait son expression tandis qu’on expliquait à son fils qu’il recevrait des royalties sur chaque paire de baskets vendue. Vaccaro dit aux Jordan que Nike jouait son « tapis » dans cet engagement. « J’ai dit ça et je suis très heureux de l’avoir dit, rappela-t-il. “On joue tapis.” Je misais mon job. Nike misait son avenir. C’était incroyable. C’était tout notre budget. Pour la maman de Michael, si nous étions prêts à miser tout ça, c’était que nous étions comme une famille. C’était comme si l’on disait : “On vous veut à ce point.” Et de sa part : “Vous allez faire de mon fils l’avenir de cette firme.” C’était comme si nous avions dit : “Michael, si tu te plantes, on fait faillite.” C’était en gros ce que je leur disais. Tout se jouait là-dessus. » (…)

– C’est Maman Jordan qui porte la culotte

Le timing était tout. L’affaire était loin d’être conclue mais Vaccaro se sentait gagné par la confiance en voyant le regard qui s’affichait sur le visage de Madame Jordan. « C’était la réaction de Deloris, se souvint-il. Quelqu’un faisait d’elle une associée au lieu de lui verser un salaire. Et c’est ce qui lui a plu. Cette femme était tout. Michael adorait son père, vraiment. Mais c’était Deloris qui portait la culotte. » Cela a été immédiatement perçu ainsi mais cette réunion illustrait un moment du « black power », même s’il ne s’agissait pas du black power né des protestations contre les injustices sociales et les préjugés raciaux. (…)

Sortie : 16 juin 2015
726 pages
24 euros
Editions Talent Sport

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