Critique de la semaine

DécouvrezlefilmVictor« Young »Perez

C’est l’histoire d’un boxeur qui a connu le plus haut niveau en devenant champion du monde des poids mouches en 1931 et qui trouvera la mort dans un camp de la mort en janvier 1945. C’est ce que l’on appelle la destinée! Pour camper le rôle de cet immense combattant français, c’est le champion olympique de Sidney (2000), Brahim Asloum, qui a été choisi. Un choix qui s’avère payant tant l’interprétation d’Asloum, dont c’était la première expérience cinématographique, est bluffante.

Synopsis:

Victor Perez, dit Young Perez, 136 combats, 91 victoires dont 27 par KO, champion du monde des poids mouches, est sur le ring dans un camp d’extermination allemand où il a été déporté. Autour de lui les cheminées des fours crématoires recrachent les cendres de ses camarades d’infortune. Et pourtant, encouragé par son frère Benjamin déporté lui aussi et par des milliers de regards muets, Victor, ce petit juif arabe, tiendra tête à ces monstres durant quinze rounds. Pendant l’enfer de ce combat, Victor verra défiler sa vie : Sa Jeunesse insouciante à Tunis avec Rachid, Maxo et Benjamin. Il y retrouvera l’amour avec la bellissime Mireille. Il revivra sa gloire et sa descente aux enfers, enfer bien agréable à côté de l’indicible dans lequel les coups de Kurtz le ramèneront.

L’avis d’E-TV Sport:

Quel destin que celui de ce petit juif tunisien, sacré champion du monde poids mouches à 20 ans ! Fiancé à l’actrice Mireille Balin, il connut la descente aux enfers, puis la déportation en 1943. Plus à l’aise sur le ring que dans les scènes d’émotion, le champion de boxe Brahim Asloum parvient cependant à transcender à coups de poings et de sincérité ce biopic au classicisme un brin scolaire. L’ancien sportif nous offre de magnifiques scènes de combat et nous fait partager la candeur et la hargne de ce champion poids plume qui refusa, toute sa vie, et jusque dans les camps de la mort, de se coucher devant l’oppresseur, quel qu’il soit.

« Victor Young Perez » est le premier film en tant que réalisateur de Jacques Ouaniche, producteur notamment de « l’Esquive » de Abdellatif Kechiche mais aussi de « Maison close » et « Djihad » pour Canal+.