Critique de la semaine

Découvrezlefilm« NeedForSpeed »

Le 31 aout 1994, un jeu du nom de « Need For Speed » sort sur console 3DO. Un an plus tard, la licence se retrouve sur PC avant de s’attaquer encore une année après au console du moment la Sega Saturn et la célèbre PlayStation. 20 ans plus trad, on peut parler d’énorme succès avec près de 150 millions de jeux écoulés à travers le monde et plus de 4 milliards de dollars de recettes. Assurément, la série Need For Speed se révèle aussi populaire que rentable pour son éditeur Electronic Arts. Il était donc presque logique que celle-ci hérite aujourd’hui d’un long-métrage.

Hollywood s’est donc épris du célèbre jeu de courses de voitures et a décidé de l’adapter sur grand-écran. A priori, un signe de succès mais lorsque l’on sait ce que sont devenus Prince Of Persia, Hitman, Resident Evil…cela n’engage pas à l’optimisme. Néanmoins, un Tomb Raider s’en est plutôt bien sorti (Merci Angelina Jolie)…Mais alors où se place ce Need For Speed?

Synopsis 

Tobey Marshall et Dino Brewster partagent la passion des bolides et des courses, mais pas de la même façon… Parce qu’il a fait confiance à Dino, Tobey s’est retrouvé derrière les barreaux. Lorsqu’il sort enfin, il ne rêve que de vengeance. La course des courses, la De Leon, légendaire épreuve automobile clandestine, va lui en donner l’occasion. Mais pour courir, Tobey va devoir échapper aux flics qui lui collent aux roues, tout en évitant le chasseur de primes que Dino a lancé à ses trousses. Pas question de freiner…

Critique d’E-TV Sport

Tout d’abord, nous allons être clair: « Need For Speed » n’est pas le genre de film que l’on vient voir pour son scénario. En effet, ce n’est pas sur l’histoire que les soixante-quinze millions de dollars qu’ont coûté le film ont été dépensés. Need for Speed se veut un film d’action et l’histoire ne sert que de faire-valoir à celle-ci.

En revanche, du côté de l’action, il y en a et le réalisateur a choisi de proposer des cascades à l’ancienne, soit sans écran vert et avec des cascadeurs. À l’écran, cela donne du cachet et visuellement cela colle assez bien au style du jeu. Courses-poursuites, voitures qui volent dans tous les sens, police ridiculisée et malmenée, presque tout y est. De plus, le montage très dynamique (pendant les courses seulement) donne vraiment du rythme, surtout que Scott Waugh a intégré des plans avec la caméra filmant depuis la place conducteur. Cette vue « cockpit » est l’une de celles dont se servent les joueurs et cela renforce bien le lien entre le jeu et le film.

Et puis bien sur les voitures! C’est là que le film retrouve de l’intérêt tant les voitures sont diverses et souvent vues à l’écran. « Muscle cars » des années 60-70 ou voitures exotiques actuelles, on en trouve pour tous les goûts. La plus emblématique de Need For Speed étant une superbe Ford Mustang préparée par le héros. La sonorité des moteurs, très fidèle, est aussi un bon point. Il n’y a rien de plus agaçant que d’entendre une voiture équipée d’un V8 américain sonner comme un 4-cylindres japonais.

Un film divertissant et techniquement impressionnant, un Aaron Paul (Jesse Pinkman dans Breaking Bad) correcte mais sans plus et un scénario vu et revu, voilà comment caractériser ce Need For Speed. Néanmoins, c’est un nouveau genre de film de course de voiture après les très bons « Senna » et « Rush » ou encore la série à succès Fast and Furious. A voir à la télé un dimanche soir!

SORTIE EN SALLES LE 16 AVRIL