Critique de la semaine

Découvrezlefilm« Fastlife »deThomasNgijol

Après son succès dans Case Départ (co-écrit avec Fabrice Eboué et Lionel Stekete) et dans Le Crocodile du Botswanga (dont il n’est « que » comédien sous la direction de ses deux acolytes), Thomas Ngijol a bénéficié de moyens conséquents pour son premier film « Fastlife ». Cette comédie vise clairement le grand public mais elle a le mérite de l’originalité.

Nous voici donc en présence d’un grand type immature, courant désespérément derrière une gloire éphémère. Franklin a 34 ans mais il a autant le sens des responsabilités qu’un gamin de 10 ans, incapable de s’engager, de filer droit et regarder la réalité en face. Terriblement énervant et surtout très drôle. En décrivant la descente aux enfers de Franklin, de plus en plus seul à croire à son destin doré, Thomas Ngijol en profite pour égratigner le monde du sport-business, du hip-hop et, plus généralement, l’attirance universelle vers une réussite bling-bling, quitte à tout écraser sur son passage. Certes, ce n’est pas « Le Capital » en mode comédie, mais le regard est souvent acide.

L’humoriste a le grand mérite de tenir son cap jusqu’au bout, sans baisse de régime. Il fait le boulot, soignant sa réalisation et ne cédant pas exagérément aux facilités scénaristiques. On rit souvent, en France et au Cameroun et la pirouette finale pour éviter le « happy end » dégoulinant qui se profile est très réussie.

Synopsis :

« Fastlife » : aller toujours plus loin, plus vite, pour briller aux yeux des autres : telle est la devise de Franklin. Franklin est un trentenaire mégalomane obnubilé par l’envie de briller à n’importe quel prix. Il devra choisir entre devenir un homme ou continuer à vivre la Fastlife.