Critique de la semaine

Découvrezlefilm« Detoutesnosforces »

De nos jours, certaines disciplines sportives sont relativement éprouvantes et demandent un entraînement drastique pendant des mois ou même parfois des années. C’est notamment le cas du triathlon ou l’on combine de la natation, du vélo et enfin de la course à pied. Mais même dans cet univers du triathlon où il faut être un athlète accompli, il y une sorte d’Everest que seul les plus aguerris peuvent grimper: l’Ironman. En effet, celui-ci se caractérise comme ceci: 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,195 km de course à pied. Finir sur un marathon après avoir morflé dans l’eau ainsi que sur la selle, quelque chose de presque inhumain. Mais qu’en est-il lorsque son rêve et d’y participer avec son père et que l’on est en fauteuil roulant? Voilà en quelque sorte le pitch du film « De toutes nos forces » réalisé par Nils Tavernier. A 48 ans, le fils de Bertrand s’était plutôt fait remarqué pour ses documentaires pour la télévision. Mais voilà, il faut une première fois à tout!

Synopsis

L’histoire est celle d’un père de famille, Paul (Jacques Gamblin), ancien coureur de fond, réparateur de téléphériques, qui se retrouve du jour au lendemain au chômage. Marié à Claire (Alexandra Lamy), il est toujours passé à côté de son fils, Julien (Fabien Héraud), handicapé moteur, qui en éprouve évidemment du dépit. Mais l’adolescent, réellement handicapé dans la vie, n’a nullement envie de se résigner. Et pour aborder frontalement ce problème d’absence de communication, il propose à son père de tomber avec lui en enfer : concourir ensemble, à Nice, dans un Ironman, le plus implacable des triathlons. Il faudra pour cela que Paul nage 3,8 km en tirant le canot où est installé son fils ; qu’il en couvre 180 à vélo dans le montagneux arrière-pays avec un engin soudé à un fauteuil carbone et qu’il pousse enfin le fiston sur la distance du marathon, soit 42,195 km.

Avis d’E-TV Sport

Sur un scénario très simple, « très lisible » comme dit Jacques Gamblin qui n’a jamais autant payé de sa personne, Nils Tavernier emporte l’adhésion. La différence, l’amour filial y sont ici traités avec une fougue revigorante. Difficile de ne pas être ému par une telle histoire mais l’humour apparu chez le grand frère « Intouchables » nous faisait vivre le handicap avec le sourir. Ici, l’émotion est vivace mais le scénario trop simpliste nous empêche d’être totalement embarqué et de courir l’Ironman de Nice avec les protagonistes!

Le film est sorti en salles le 26 mars.