Critique de la semaine

Découvrezledocumentaire:« RedArmy »

Si aujourd’hui, les USA et le Canada se disputent souvent le titre de champion du monde ou de champion olympique, il fut un temps où la défunte équipe « d’URSS » dominait sans partage la planète du hockey sur glace. En effet de 1970 à 1980, l’équipe soviétique surnommée la « Red Army » emportait sous sur passage dans le sillage emblématique Viatcheslav « Slava » Fetisov. Entraînés dans des conditions terribles, cantonnés dans des camps dix mois par an, victimes autant que porte-drapeau du pouvoir soviétique, ces hockeyeurs étaient tout simplement des héros de la Russie communiste. Producteur, scénariste et réalisateur américain, mais aussi ancien joueur de hockey lui-même (dans l’équipe de l’université de Yale), Gabe Polsky était, à cette époque, fasciné par le jeu de l’équipe soviétique. « Leur jeu n’était pas que physique, se souvient-il. Il était le fruit d’une réflexion, d’une vision, et surtout d’un esprit collectif. » Le réalisateur américain de 35 ans a donc décidé d’en faire un documentaire épatant!

Synopsis:

Porté par Werner Herzog et le producteur Jerry Weintraub primé aux Emmy Awards, le documentaire RED ARMY retrace le destin croisé de l’Union Soviétique et de l’équipe de hockey sur glace surnommée « l’Armée Rouge » : une dynastie unique dans l’histoire du sport. L’ancien capitaine de l’équipe Slava Fetisov revient sur son parcours hors du commun : d’abord adulé en héros national, il sera bientôt condamné comme ennemi politique. La « Red Army » est au coeur de l’histoire sociale, culturelle et politique de son pays : comme l’URSS, elle connaît la grandeur puis la décadence, avant d’être secouée par les bouleversements de la Russie contemporaine. Red Army raconte l’histoire extraordinaire de la Guerre Froide menée sur la glace, et la vie d’un homme qui a tenu tête au système soviétique.

Red Army, qui a été présenté pour la premier fois au Festival de Cannes 2014. est sorti dans un nombre restreint de salles aux États-Unis le 16 mai 2014. En France il était visible dans quelques salles parisiennes à compter du 25 février 2015.