Critique de la semaine

Découvrez« Entreleslignes »,l’autobiographiedeLaureManaudou

« Manaudou », un nom à jamais lié aux plus belles heures de la natation française ainsi qu’au sport tricolore dans son ensemble. En 2004, lors des Jeux Olympiques d’Athènes, tout un pays découvre celle qui deviendra une petite sirène qui le représentera sur la plus haute marche des podiums internationaux. Associé à Philippe Lucas, son entraîneur aussi charismatique qu’original, Laure a tout collectionné sur son passage, que cela soit les médailles d’or ou les unes des journaux. Puis viendra le temps du départ pour l’Italie afin de rejoindre son petit-ami de l’époque, Luca Marin, les photos nues sur internet puis les échecs dans les piscines à Pékin puis à Londres. Aujourd’hui, c’est son frère Florent qui porte haut et fort le nom de la famille dans les piscines du monde entier.

Afin de partager son histoire, Laure Manaudou a décidé de sortir une autobiographie intitulée « Entre les lignes » où elle se raconte. De sa jeunesse entre Ambérieu et Melun, des lignes d’eau d’Athènes à celles de Pélin, en passant par ses photos intimes et les hommes qui ont partagé sa vie, l’ancienne nageuse se livre sans pudeur. Comme un symbole, c’est le jour de son 28ème anniversaire, le 9 octobre dernier que la nageuse a voulu que paraisse son livre aux éditions Michel Laffont.

E-TV Sport vous propose 4 extraits chocs de son livre:

« Je n’ai jamais aimé nager »

« Rien ne me manque. Ni l’odeur du chlore, dont le corps met des mois à se débarrasser. (…) Encore moins l’enfilade infinie de carreaux de faïence qu’on compte jusqu’à l’abrutissement en enchaînant les longueurs », poursuit-elle dans son ouvrage, dont La Provence a mis en ligne des extraits.

L’ex-star de la natation française a précisé sa pensée jeudi sur Europe 1 : « Je n’ai jamais aimé nager, mais j’ai toujours adoré gagner ! Ce qui m’a fait avancer. Montrer que j’étais la meilleure. » « Je n’ai jamais été fière de tous mes titres, de mes médailles. Pour moi, c’était normal. (…) Peut-être que, quand je le relirai à 40 ans, je me dirai que mon parcours n’était pas si mal », indique-t-elle aussi dans Le Parisien.

« Je ne me trouvais pas jolie »

« Au collège, j’étais un vrai garçon manqué. Je me sentais trop musclée.  C’est la raison pour laquelle elle a décidé de se faire refaire les seins. Cette opération m’a permis d’être mieux dans ma peau, de pouvoir mettre des décolletés et de me sentir plus femme. »

– « L’amour m’a rendu folle. Cela m’a fait faire beaucoup de choses, pas forcément les meilleures, mais j’ai appris. En couple, j’ai du mal à exprimer ce qui ne va pas. À force de silence, un jour ça ­explose et je m’en vais. Mon histoire italienne, les photos de moi nue sur Internet, tout cela a été très violent »

« Ce livre est une lettre d’amour à Philippe Lucas »

Laure Manaudou revient aussi sur ses relations avec son entraîneur emblématique, Philippe Lucas. Elle l’a rencontré à 13 ans. « Il y a deux Philippe : l’entraîneur impitoyable et cinglant, capable de m’insulter s’il estime que je ne travaille pas assez bien ; et le copain, le chahuteur bienveillant qui me laisse vivre ma vie, m’achète des hamburgers au McDo et fait l’imbécile avec moi comme un grand gosse », écrit-elle dans son livre.

Dimanche, invitée de l’émission « Sept à Huit » sur TF1, l’ancienne championne du monde du 400 mètres nage libre avouait que la rupture avait été « terrible ». « Car c’était sur un coup de tête et ça ne se fait pas. Ce livre est une lettre d’amour à Philippe Lucas. Il me manque beaucoup. On n’est rien l’un sans l’autre. J’aurais dû lui faire confiance plus longtemps. » Elle aura peut-être l’occasion de lui dire en face-à-face. « Je le revois dimanche [12 octobre] chez ‘Stade 2’. Je ne l’ai pas revu depuis sept ans », a-t-elle confié sur Europe 1.

Pour terminer voilà un extrait de la fameuse émission Stade 2 où Philippe Lucas et Laure Manaudou se retrouvaient: