Le saviez-vous

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Place aux choses sérieuses dans cette deuxième semaine du Tour de France avec une étape enfin intéressante sur le papier après deux étapes de plaine soporifiques. Ainsi, on espère que les favoris vont s’écharper et qu’une échappée pourra peut-être aller au bout. De ce fait, on devrait entendre parler des grimpeurs comme Pinot, Quintana, Aru, Bardet ou Froome mais aussi de baroudeurs comme Gallopin, Bakelants, Voeckler et de puncheurs. Ainsi, plusieurs types de coureurs risquent de se mettre en valeur aujourd’hui et sur la suite de la Grande Boucle !

Le grimpeur

Un coureur souvent léger et à l’aise dès que la route s’incline. Le grimpeur est très à l’aise dans les forts pourcentages (7% et plus) et vise bien entendu le maillot à pois sur le Tour de France. Les bons grimpeurs sont aussi ceux qui vont accepter les ascensions longues et faire parler leur capacité à supporter l’effort à altitude élevée … c’est là que les vrais grimpeurs s’expriment le mieux. Le très bon grimpeur est souvent un favori pour gagner le Tour de France même s'il doit également être bon en contre-la-montre. Les purs grimpeurs du Tour 2016: Alberto Contador, Nairo Quintana, Thibaut Pinot,... Crédit photo: Sindy Thomas/L'Équipe

Le sprinteur

Les sprinteurs sont souvent dotés d’un gabarit assez important, avec notamment de très grosses cuisses. Ils ont surtout cette capacité à supporter un effort très intense sur un temps court. L’allure du peloton reste très très rapide dans les derniers kms et les sprinteurs ont cette capacité à accélérer de nouveau jusque 65 / 70 km/h pour s’extirper du peloton. C’est pour cette raison que les sprinteurs restent bien à l’abri dans le peloton durant toute l’étape pour ne faire leur effort que sur les derniers hectomètres. Leurs muscles sont majoritairement composés de fibres dites rapides, ce qui leur permet d’être très explosifs et de pouvoir délivrer une puissance maximale durant moins de 30s. La victoire d’étape et le maillot vert sont leurs objectifs principaux sur le Tour de France. En revanche, les sprinteurs composent très vite le « gruppetto » dans les étapes de montagne afin de monter à leur rythme (qui pourrait paraître lent, mais très peu d’amateurs seraient capables de les suivre dans un col !). Ils tentent ainsi d’arriver dans les délais. Les purs sprinteurs de 2016 sont: Marcel Kittel, Mark Cavendish, André Greipel,... Crédit photo: Getty Images

Le rouleur

Les rouleurs sont des adeptes du contre-la-montre où ils peuvent développer une grande puissance pendant de nombreux kilomètres. Mais leur gabarit les limite dès que la route s’élève puisque leur rapport poids/puissance est beaucoup moins favorable dans des rampes supérieures à 5/6%. Les rouleurs purs de 2016 sont: Tony Martin,Vasil Kyrienka,... Crédit Photo: Panoramic

Le puncheur

Coureur possédant une bonne pointe de vitesse, ses attaques sont sèches, il gicle d'un groupe ou d'un peloton sans que personne ne puisse le chercher. Son punch est présent sur chaque parcours sauf peut-être en haute-montagne. Coureur très explosif donc. Purs puncheurs en 2017: Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet,... Credit photo: Photoreporter Sirotti

Le baroudeur

Pas forcément facile à définir, le baroudeur ne rentre dans aucune des catégories sus-mentionnées. Moins tranchant que le puncher, il aime avant tout les échappées au long cours. Solitaire, il n'a pas peur de se lancer dès le début de l'étape. Le plus souvent, le baroudeur est rattrapé par le peloton après 100 bornes en tête tout seul mais cela rend ses rares victoires encore plus belles. Les purs baroudeurs de 2017: Thomas Voeckler, Tony Gallopin, Jan Bakelants,...

Le descendeur

Comme son nom l'indique, le descendeur est un cycliste virtuose qui descend les cols à pleine vitesse, trouvant chaque fois la trajectoire parfaite et freinant le moins possible. Un bon descendeur pourra même placer une attaque ou rattraper son retard dans les quelques kilomètres qui le mènent à la plaine. Les bons descendeurs de 2017: Chris Froome et Romain Bardet Credit photo: PhotoSport/REX Shutters/SIPA