Dossier

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De nos jours, protester contre une loi, un phénomène de discrimination, des exactions en tout genre…devient des plus difficiles et manque souvent de visibilité. En effet, se faire entendre au près d’un maximum de personnes n’a rien d’évident. Heureusement, les réseaux sociaux sont arrivés et permettent de casser quelques barrières. Néanmoins, s’il y a bien un endroit où un geste de protestation peut avoir une énorme répercussion, c’est bien le monde du sport. Ainsi, avec la plupart du temps, une retransmission en direct devant des millions de téléspectateurs pour les disciplines et les évènements les plus médiatisés, toute action protestataire peut rapidement faire le tour du monde. Ce weekend, le joueur NFL des San Francisco 49ers, Colin Kaepernick, a décidé de ne pas se lever durant l’hymne américain. Son geste visait à protester contre les violences policières envers les minorités aux Etats-Unis. De ce fait, E-TV Sport vous propose de revenir sur ces gestes de protestation qui sont désormais indissociables du monde du sport!

Pas question de se lever pour l’hymne national US

Avant Colin Kaepernick, il y a eu Mahmoud Abdul-Rauf! En effet, en 1996, le joueur NBA des Denver Nuggets décide de ne se pas lever pendant que passe l’hymne américain (tradition avant tous les matchs NBA). Il explique que le drapeau US est « un symbole d’oppression et de tyrannie » et que supporter l’oppression serait en opposition à sa foi musulmane. Peu de temps après, les Nuggets se débarrasseront de leur joueur, pourtant élu « Most Improved Player » l’année précédente.

Les poings levés de Mexico

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C’est l’une des images les plus célèbres de l’histoire des Jeux Olympiques. A Mexico en 1968, les deux athlètes noirs américains Tommie Smith et John Carlos décrochent respectivement les médailles d’or et de bronze du 200m. Sur le podium, au milieu du stade olympique, les deux sprinteurs montent les marches sans chaussures, en chaussettes noires. Lorsque retentit l’hymne américain, ils baissent la tête et dressent vers le ciel leur poing fermé et ganté de noir, en signe de protestation contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Un geste symbolique souvent associé aux Black Panther, mouvement révolutionnaire afro-américain qui luttait pour les droits des Noirs, bien que les deux athlètes n’en ait jamais fait partie. Ce poing levé leur a valu d’être exclu à vie des Jeux olympiques.

Le bras d’honneur de Wladyslaw Kozakiewicz

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Malgré les huées du stade olympique moscovite, le Polonais Wladyslaw Kozakiewicz décroche l’or lors de la finale de la perche aux Jeux de Moscou en 1980. En se relevant de son saut à 5m78, inscrivant au passage un nouveau record du monde, il adresse un bras d’honneur et son plus beau sourire au public moscovite qui n’espérait qu’une chose : sa défaite face au chouchou soviétique Konstantin Volkov. Un geste qui résonne dans un contexte de tensions entre la Pologne et l’Union soviétique. Furieux, l’ambassadeur de l’URSS demande en vain au CIO qu’on lui retire sa breloque. Le gouvernement polonais de son côté justifie le geste de l’athlète par… un spasme musculaire. Quelques années plus tard, le perchiste retraité a refait son célèbre bras d’honneur pour promouvoir une crème contre les douleurs musculaires.

Le crane rasé en soutien aux Tibétains 

Szymon-Kolecki

Lors des Jeux de Pékin, Szymon Kolecki, haltérophile polonais, s’est rasé la tête en signe de solidarité avec les moines tibétains et la répression au Tibet. « Cette coupe date de ce matin, confie-t-il avant de s’élancer dans la compétition. Je ne peux pas dire pourquoi j’ai fait ça. C’est lié à certaines choses que la Charte olympique interdit. Mais je vais dire que c’est symbolique ». A plusieurs reprises, il s’était déjà exprimé que le sujet. « Je peine à croire que je vais concourir dans un pays qui réprime dans les sangs des manifestations de rues et persécute les gens qui ne sont pas d’accord avec le parti au pouvoir », déclarait-il après les troubles au Tibet en mars 2008.

Le baiser russe des Mondiaux d’athlétisme

Gold medallists team Russia celebrate at the women's 4x400 metres relay victory ceremony during the IAAF World Athletics Championships at the Luzhniki stadium in Moscow

Ce baiser a fait le tour du monde. Sur la plus haute marche du podium, les relayeuses russes du 4×400 m s’embrassent pour célébrer leur médaille d’or lors des Mondiaux d’athlétisme à Moscou (Russie) en 2013. Un bisou interprété comme une protestation à la loi anti-homos promulguée au mois de juin par le gouvernement de Vladimir Poutine. Depuis celles-ci ont démenti mais on avoue qu’on a un peu de mal à les croire!

Les joueurs des Los Angeles Clippers ne cautionnent pas les propos racistes de leur propriétaire Donald Sterling

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Après les déclarations racistes de Donald Sterling, le propriétaire des Los Angeles Clippers, les joueurs du club californien ont tenu à protester. Dimanche dernier, avant le match n°4 face aux Golden State Warriors, au premier tour des play-offs, Blake Griffin, Chris Paul et leurs coéquipiers ont jeté au sol leur maillot où figurait le mot  »Clippers » et se sont entraînés avec des tee-shirts rouges sans la moindre inscription. Pendant le match, tous vont également porter des bracelets et des chaussettes noirs.

La banane contre le racisme de Daniel Alvès

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Ce c’est qu’on appelle une belle solidarité. Victime de racisme le 27 avril 2014, Daniel Alves avait surpris son monde en mangeant la banane qui lui avait été jetée lors de Villarreal-Barça (2-3) en Liga. Les jours d’après, ce sont de nombreuses personnalités du ballon rond qui se mirent à imiter le latéral brésilien en signe de soutien.

  • logidin

    Et la quenelle d’Anelka ?

  • etvsport

    Le problème de la quenelle d’Anelka est que l’on ne sait pas ce qu’elle revendique vraiment de la part de son auteur. Dans le doute, nous ne l’avons donc pas mise.