Dossier

Lesprintetledopage:uncocktaildétonnant!

Cette semaine se déroule les championnats du monde d’athlétisme à Pékin. Et comme à chaque fois qu’une telle compétition débute, la peur d’un nouveau scandale de dopage n’est jamais très loin. Surtout depuis les révélations de la chaîne allemande ARD sur un vaste système de dopage dans l’athlé. Alors quand Usain Bolt a réussi à devancer sur 100m, le « repenti », Justin Gatlin, cela a sonné comme une victoire du talent face à un sprinteur plein de suspicion. En effet, l’épreuve reine en athlétisme est depuis longtemps gangrénée par les cas de dopage et sles tricheurs. En effet, le 100 et le 200m demandent énormément d’explosivité et les produits dopants peuvent paraître comme une solution facile pour passer la ligne d’arrivée en tête. E-TV Sport revient pour vous sur ces rois et reines de vitesse qui ne s’avéraient être que des champions de la duperie!

Ben Johnson: Le premier

Ben Johnson, athlète Canadien originaire de Jamaïque devient champion du monde aux mondiaux de Rome en 1987, battant Carl Lewis, et établissant un nouveau record du monde en 9,83 s (le précédent record de Calvin Smith était en 9,93 s)1. Il gagna la finale du 100 mètres masculin aux Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul en 9,79 s, devant Carl Lewis, son grand rival. Mais il fut rapidement reconnu coupable de dopage au stanozolol (un stéroïde anabolisant), ce qui invalida ce nouveau record du monde. Ce contrôle positif brisera sa carrière et sa réputation. Suspendu deux ans, il ne reviendra jamais au plus haut niveau mondial.,Avant Séoul, Ben Johnson est perçu comme un héros national, un exemple à suivre. Après, tout s'écroule. Le contrôle positif de Johnson aux Jeux olympiques de Séoul en 1988 viendra tout chambarder, créant une crise morale dans le milieu sportif. Une commission d'enquête est mise en place pour enrayer le fléau du dopage dans le sport.

Florence Griffith-Joyner: Le mystère

Florence Griffith-Joyner, née le 21 décembre 1959 à Los Angeles et décédée le 21 septembre 1998 à Mission Viejo en Californie, était une athlète américaine. Elle détient depuis 1988 les records du monde hors normes du 100 (10 s. 49) et du 200 mètres (21 s. 34) entachés de lourds soupçons de dopage. Les fantastiques performances sur 100 et 200 mètres, toujours inaccessibles de nos jours, ainsi que sa mort prématurée ont alimenté nombre de polémiques2 concernant le dopage de Florence Griffith-Joyner. Si celle-ci ne fut jamais contrôlée positive (à l'instar des anciens athlètes du bloc soviétique), ses transformations physiques laissent peu de doute. Lorsque Florence Griffith-Joyner se présente aux sélections américaines de 1988, sa morphologie a en effet été totalement métamorphosée au profit de sa masse musculaire. De même, ses performances ont connu une progression tout aussi rapide que spectaculaire.

Linford Christie: L'Européen

Linford Christie est un ancien athlète britannique, pratiquant le sprint. Sa concentration avant le départ lui donnait un air impassible qui lui valut le surnom de « sphinx ». Il a remporté les quatre titres sportifs les plus importants de Grande-Bretagne : champion du Commonwealth, champion d'Europe, champion olympique et enfin champion du monde. En 1999, après la fin de sa carrière internationale, il subit un contrôle anti-dopage positif et il est suspendu pendant deux ans.

Dwain Chambers: La boule de muscle

Le Britannique Dwain Chambers a avalé le 100 m en 9"87 en 2002, égalant le record d'Europe de son compatriote Linford Christie. L'année suivante il est mouillé dans l'affaire Balco, du nom du labo californien qui produisait la THG, un stéroïde transformant les sprinters en avions. Suspendu deux ans, il deviendra ensuite un symbole de la lutte des repentis du dopage pour obtenir une deuxième chance.

Marion Jones: La jeune première

Marion Jones est une athlète et joueuse de basket-ball américaine d’origine belizienne. Elle a fait une grande carrière dans le sprint, remportant de nombreuses victoires lors des plus grands événements, avant d'être reconnue coupable de dopage. ême si, durant son activité sportive, le dopage de Marion Jones n'a jamais été officiellement avéré, les doutes et les suspicions ont terni l'éclat de ses performances à partir de la seconde moitié de sa carrière, après la naissance de son fils en 2003. En septembre 2000, lors des Jeux olympiques d'été de 2000 de Sydney, son mari C.J. Hunter est convaincu de dopage et elle lui apporte son soutien dans une conférence de presse, mais leur mariage ne résiste pas à ce choc. Le 4 octobre 2007, le Washington Post révèle l'existence d'une lettre de Marion Jones à ses proches dans laquelle elle avoue l'usage de stéroïdes de 1999 à 2002. Le lundi 8 octobre, après avoir avoué devant la presse s’être dopée aux stéroïdes pendant les deux années ayant précédé les JO de Sydney en 2000 et qu'elle met fin à sa carrière d'athlète, Marion Jones rend ses médailles acquises à Sydney (3 médailles d'or et 2 de bronze).

Tim Montgomery: Le compagnon

C'est à Paris, septembre 2002, que l'Américain Tim Montgomery rabote d'un centième le record du monde que son compatriote Maurice Greene détenait depuis trois ans. Une perf méticuleusement planifiée et médicamenteusement préparée sous la houlette du sulfureux Victor Conte, patron du laboratoire Balco, à l'origine de l'affaire qui ébranlera le sport américain et enverra Marion Jones (alors compagne de Montgomerry) en prison. La tôle, le sprinter déchu y goûtera aussi, pour trafic d'héroïne.

Justin Gatlin: Le revenant

Justin Gatlin, né le 10 février 1982 à New York, est un athlète américain spécialiste des épreuves de sprint. Il remporte le titre du 100 mètres lors des Jeux olympiques de 2004, à Athènes, et réalise le doublé 100 m/200 m lors des Championnats du monde de 2005 d'Helsinki. Le 23 août 2006, il est suspendu huit ans de toute compétition sportive pour cause de dopage avant de voir sa peine réduite en appel à quatre ans.

Asafa Powell: Le loser

Ex-recordman du monde (9"77 en 2005, puis 9"74 en 2007), Asafa Powell (ici au JO de Londres) est l'homme qui a le plus souvent couru sous les dix secondes. Il fait partie des cinq Jamaïcains dont le contrôle positif vient d'être annoncé. Un produit bénin (un stimulant qui aurait pollué un complément alimentaire, se défend-il), mais un gros pâté sur le CV. Et une nouvelle tache pour la réputation du sprint jamaïcain, déjà écornée par le contrôle positif de l'icône Veronica Campbell il y a un mois.

L'insoupçonnable: Tyson Gay

En 2013, il est convaincu de dopage et écope d'une suspension d'un an. Il accepte également l'annulation de tous ses résultats en compétition depuis juillet 2012, dont sa participation aux Jeux olympiques de 2012 à Londres.