Dossier

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Hier soir, comme indiqué dans notre « Smash of the day », Tony Parker est devenu le meilleur marqueur de l’histoire de l’Euro basket. A cette occasion, le tricolore a battu un nouveau record ce qui en fait, un peu plus, l’un des meilleurs basketteurs né sur le Vieux Continent. Champion d’Europe en 2013 avec l’équipe de France et star en NBA où il a remporté 4 fois le titre NBA avec sa franchise des San Antonio Spurs, « TP » est le meilleur joueur français qui ait évolué sur les parquets européens mais aussi dans la célèbre NBA. Ainsi, E-TV Sport a décidé de prendre la balle au bond et de vous présenter les joueurs européens qui ont marqué l’histoire de la NBA.

 

Rik Smits (Pays-Bas): Le discret

Une carrière à l’image du bonhomme. Sans faire de bruit, le Hollandais se fait un nom à Indiana. Sa taille lui assure une place dans le cinq des Pacers, son talent lui permet d’y rester une décennie. Il finira sur une finale NBA en 2000 contre les Lakers en étant terrassé par le Shaq. Auparavant Smits, à l’aise dans son rôle, posa notamment d’énormes problèmes aux Knicks de Pat Ewing. Il fut suicidaire de le laisser seul sous les panneaux, et le Dunking Dutchman fut un parfait complément au shooter fou qu’était Reggie Miller.

Toni Kukoc (Croatie): Le plus formaté

Le génie Kukoc arrive dans une NBA pas encore prête à laisser totalement jouer un Européen à sa façon. Toni a des mains uniques, mais il est trop frêle et pas calibré pour le basket US. Des débuts assez difficiles où il est baladé de poste en poste, sans avoir sa vraie place dans le collectif des Bulls. Mais le croate a trop de talent et Phil Jackson le responsabilise au fil des matchs. Dès lors, il devient primordial et le retour aux affaires de Jordan lui permet de participer au Three-Peat en tant que sixième homme (le meilleur en 1995-96). Sa fin de carrière à Atlanta puis à Milwaukee fut plus anecdotique mais parfaitement respectable.

Vlade Divac (Serbie): Le géant

Dans une décennie dominée par des pivots tel qu’Olajuwon, Robinson, Ewing et Shaq, Divac fait son trou. Il franchit l’Atlantique très tôt, là où Arvydas Sabonis débarque aux USA la trentaine passée. Vlade débute son rêve américain chez les Lakers où il doit succéder à un certain Kareem Abdul-Jabbar. Après sa très bonne finale NBA 1991, il continue à prendre de l’ampleur à L.A (16-10-4 en 1994-95) avant d’être transféré à Charlotte dans le trade pour Kobe Bryant. Après deux années de bons et loyaux services en Caroline du Nord, il s’envole vers Sacramento où il rejoint une franchise "européanisée". En Californie, son jeu de passe fait mouche ainsi que son vice naturel (ah le flopping…). Couronné par une sélection All Star en 2001, il ne se relève pas des déceptions made in Kings de 2002 et 2004… avant de faire un dernier retour aux Lakers, là où tout a commencé!

Drazen Petrovic (Croatie): Le "Mozart du basket"

Dražen Petrović n’a pas eu la chance de fouler les parquets NBA dés son plus jeune âge. Il a d’abord débuté sa carrière sur le Vieux Continent en faisant ses gammes en Euroligue au sein des meilleurs clubs européenns comme le Sibenka Sibenik, le Cibona Zagreb ou encore le Real Madrid. Ses statistiques plus que correctes et ses nombreuses récompenses ont affolées de nombreux scoots américains de la grande ligue. Même si Dražen Petrović n’a évolué que 5 saisons dans la grande ligue, les Nets ont ainsi décidé de retirer son maillot le 11 novembre 2013 et a même reçu l’honneur d’être introduit au Hall of Fame FIBA et NBA. Si aujourd’hui, des joueurs comme Tony Parker, Dirk Nowitzki ou les frères Gasol dominent les débats aujourd’hui en NBA, ce sont des joueurs comme Petrovic qui ont bien montré la voie de rejoindre le plus grand championnat de basket au monde.

Detlef Schrempf (Allemagne): Le pionnier

Premier Européen All Star en 1993 (il le sera de nouveau en 1995 et 1997), il est auparavant élu à deux reprises meilleur sixième homme (1990-91 puis 1991-92). La NBA découvre grâce à lui un grand talent Européen. Ultra complet et bourré de technique, il est incontournable au milieu des 90′s. Tout d’abord chez les Pacers avant de prendre définitivement son envol à Seattle où ils participent à la grande période des Sonics. A côté du tandem explosif Payton-Kemp, l’Allemand la joue plus sobre mais tout aussi efficace. Il tentera de gagner sa bague à Portland, en vain.

Peja Stojokovic (Serbie): Le sniper

Le meilleur tireur d’élite du milieu des années 2000, une gâchette unique qui a mis sur le cul les Américains. Avec Peja, pas de place à l’oubli sinon la sanction tombe. En 2003-04, les Kings débutent la saison sans Chris Webber. Un mal de tête qui trouve vite en Stojakovic son aspirine: joueur du mois de novembre, All Star en février et 4ème du vote pour le titre de MVP. Une saison de maboul qui termine sur une mauvaise note en playoffs. Car le Serbe se rate souvent en post-season et le paye cher. Déjà en 2002, il avait essuyé un torrent de critiques suite au Game 7 contre les Lakers. Après une dernière bonne saison à Sacto, il s’envole pour la Nouvelle-Orléans: là-bas il continue de dégainer mais avec un rôle plus mineur. Pour terminer, il sera de l’aventure des Mavericks 2011. Là encore il décevra en playoffs, mais sans oublier de prendre feu une dernière fois pour sweeper les Lakers: 21pts à 7/7 aux tirs dont 6/6 à trois-points, tout un symbole.

Zydrunas Ilgauskas (Lituanie): Le fragile

Des débuts fabuleux (il illumina le Rookie Game de 1998 habituellement réservé aux dunkeurs) avant une grave blessure. Le Lituanien retrouve son niveau après quasiment deux saisons blanches. A Cleveland, il bosse en-dessous et apporte énormément malgré un faible temps de jeu pour un titulaire (moins de 30min par match). L’arrivée de LeBron James décuple les ambitions des Cavs et "The Chosen One" trouve en Z son plus fidèle soutien. All Star à deux reprises, une récompense pour ce très grand homme.

Andrei Kirilenko (Russie): Le défenseur

Il est la preuve qu’un Européen peut défendre. Sa passion pour les blocks lui apporte une vraie réputation au sein d’une ligue habituée à voir des shooters débarquer du Vieux Continent. Mais pour dire vrai, AK47 peut tout faire: la polyvalence par excellence!

Pau Gasol (Espagne): Le plus sous-côté

Oui Pau Gasol est élu rookie de l’année en 2002. Oui Pau Gasol est double-champion NBA. Oui Pau Gasol est plusieurs fois All Star et membre d’All NBA Team. Mais non Pau Gasol n’est pas reconnu à sa vraie valeur. Toujours premier à être montré du doigt en cas d’échec des Lakers alors qu’il est juste à l’origine d’un Back-To-Back. En Juin 2009 après d’excellent playoffs, il fait bien plus que résister à Dwight Howard pour accrocher une nouvelle bannière au plafond du Staples Center. Rebelotte en 2010, avec en prime un Game 7 monstrueux qui offre le doublé aux angelinos: alors que Kobe Bryant arrose à tout va (as usual), l’Espagnol marque, passe, contre et met des LF décisifs. Depuis, ses performances sont en dents de scie et les Lakers ne gagnent plus rien: est-ce une coïncidence? Dans les compétitions internationales, les Américains n’ont pas eu le choix que de le respecter, notamment lors des deux dernières finales olympiques.

Tony Parker (France): Le plus titré

Le plus chanceux aussi, car TP arrive dans la ligue au coeur d’une franchise structurée et déjà blindée (Duncan, Robinson, Bowen, Smith, Rose)… sauf au poste de meneur où Antonio Daniels fait office de PG, autant dire un choix par défaut. Mais la chance, il faut savoir la provoquer et surtout la saisir; et le frenchie s’en charge grâce à un mental au-dessus de la norme. Un monstre de travail, de talent aussi, qui, au fil des matchs, s’impose comme le troisième membre du Big Three. Ravageur dans le jeu en pénétration, Mr Teardrop s’est accaparé un shoot mi-distance, ce qui rend fou les défenses adverses. Meneur scoreur plus que distributeur, Parker est capable de coup de chaud et d’énormes séries, comme en 2007 où il devient le premier Européen MVP des finales NBA. Une totale maitrise de son art qui fait de lui le meilleur meneur actuel en NBA. Et à 31ans, l’histoire est loin d’être terminée…

Dirk Nowitzki (Allemagne): Le meilleur

Seul Européen MVP à ce jour, et franchise player exemplaire: en effet Dallas a été construit autour de lui et sa fidélité a porté ses fruits. Après 13ans d’attente les Mavericks sont champions. Entre son arrivée moquée en NBA (1999) et le scalp du Big Three de Miami (2011), énormément de frustration mélangée à des performances immenses, notamment en post season. De fait, dans les Win Or Go Home, Dirk inscrit 30pts ou plus à quatorze reprises (en 21 matchs): un record, qu’il partage avec un certain Jerry West. Un des 4 joueurs de l’histoire à cumuler au moins 25pts-10rbs de moyenne en playoffs (Bob Pettit, Elgin Baylor et Hakeem Olajuwon sont les trois autres). Un monstre en terme de clutch, doté d’un shoot incontrable et d’une régularité effrayante. 11 All Star Game, 12 All NBA Team, MVP officieux 2005-06 et une saison à 50-40-90. Une légende du basket qui a déjà sa place au Hall Of Fame.

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